Birr al-walidayn — la bonté et la bienveillance envers les parents — occupe une place unique en islam. Allah le Très-Haut a placé le devoir d'honorer ses parents immédiatement après le commandement de L'adorer Lui seul, non comme une pensée secondaire, mais comme la deuxième plus grande obligation après le tawhid.
Ton Seigneur a décrété que vous n'adoriez que Lui, et que vous soyez bons envers vos parents. Si l'un d'eux ou tous les deux atteignent la vieillesse auprès de toi, ne leur dis pas 'ouf' et ne les rabroue pas, mais parle-leur avec respect.
Sourate Al-Isra 17:23Le mot uff dans ce verset est la plus petite expression concevable d'irritation. Si même cela est interdit, le verset fixe un standard extraordinairement élevé de patience et de douceur. Le verset suivant ajoute : « Et abaisse pour eux l'aile de l'humilité par miséricorde et dis : Mon Seigneur, aie pitié d'eux comme ils m'ont élevé quand j'étais petit. » (Al-Isra 17:24)
Le classement des parents selon le Prophète ﷺ
Un homme demanda au Prophète ﷺ qui méritait le plus sa bonne compagnie. Le Prophète répondit : « Ta mère. » L'homme demanda à nouveau. Le Prophète dit : « Ta mère. » Une troisième fois, il dit encore : « Ta mère. » Ce n'est qu'à la quatrième qu'il dit : « Ton père. » (Bukhari, Muslim)
Cela ne diminue pas le droit du père — le Coran associe les deux parents tout au long du texte — mais cela souligne comment les sacrifices physiques de la mère lors de la grossesse, de l'accouchement et de l'allaitement lui confèrent un poids particulier.
Ce que birr al-walidayn signifie en pratique
Les savants expliquent que le birr va au-delà de la simple obéissance. Il englobe toutes les formes de bonté et de bienveillance envers les parents : les soutenir financièrement, parler doucement, leur rendre visite, les écouter et préserver leur dignité devant les autres.
- Parler doucement et respectueusement — ne jamais élever la voix ni répondre brusquement, même en cas de désaccord.
- Donner la priorité à leurs besoins — leur rendre visite régulièrement et répondre rapidement quand ils appellent.
- Les soutenir financièrement lorsqu'ils en ont besoin, avant la charité volontaire envers les autres.
- Honorer leur mémoire et leurs relations — maintenir des liens avec leurs amis et proches comme prolongement de la bonté envers eux.
- Faire du'a pour eux — réciter régulièrement le du'a d'Al-Isra 17:24 : Rabbir hamhuma kama rabbayani saghira.
Que faire avec des parents non musulmans ?
Birr al-walidayn s'étend aux parents d'autres confessions. Asma bint Abi Bakr (ra) demanda au Prophète ﷺ si elle pouvait maintenir des liens avec sa mère polythéiste qui lui rendait visite. Il dit oui : « Maintiens les liens avec ta mère. » (Bukhari, Muslim) Le croyant accomplit les droits des parents dans toutes les affaires mondaines. L'obéissance en ce qui est clairement interdit n'est pas requise — mais c'est une exception étroite, non une licence pour les négliger.
Servir ses parents après leur décès
Un homme demanda au Prophète ﷺ s'il pouvait encore faire quelque chose pour ses parents décédés. Le Prophète dit oui : prier pour eux, implorer le pardon pour eux, honorer leurs engagements non tenus, entretenir leurs relations et donner la charité en leur nom. (Abu Dawud) C'est l'une des formes durables de sadaqah jariyah — un acte dont la récompense continue après la mort. La du'a de l'enfant vertueux est l'une des trois choses qui profitent à une personne après son décès.
Questions fréquentes
L'adab de la belle parole et du du'a est indissociable du birr. Pour approfondir ta pratique de la supplication, consulte notre guide sur l'adab de la du'a.
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